Lampe à poser boule en verre pied ondulé bordeaux
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Le pied dessine une vague continue, un tube plein qui se replie sur lui-même avant de remonter porter la boule.
Cette liberté de forme vient du design postmoderne italien des années quatre-vingt, qui a cassé les lignes droites et introduit la couleur franche dans le mobilier.
La résine laquée bordeaux accentue l'effet : la lumière glisse sur les courbes et souligne chaque inflexion du volume.
Résultat, la lampe se regarde autant qu'elle éclaire.
Posée sur un bureau ou une console, elle fait le même travail qu'une sculpture, en plus utile.
Le globe en verre opale est monté en équilibre sur l'extrémité haute du pied.
Son diamètre de 15 centimètres lui donne assez de surface pour diffuser largement, sans jamais laisser voir le filament.
La lumière obtenue est enveloppante et sans ombre dure, agréable pour une lecture le soir comme pour éclairer un coin de pièce en lumière d'appoint.
L'ensemble mesure 35 centimètres de haut pour 28 de large, avec une ampoule incluse et deux ans de garantie.
Une jolie forme ne suffit pas : encore faut-il que la matière accepte de la prendre. Avant de valider un modèle, on le passe en revue avec les ateliers qui vont le fabriquer. Voici comment est née l'une de nos pièces.

Tout part d'une tendance. On suit ce qui circule sur Pinterest, Instagram et les blogs déco, et on repère les styles qui montent. Ici, c'était le naturel : fibres végétales, formes larges, tons chauds. On regarde aussi où la pièce ira vivre, et celle-ci demande de la hauteur ou de la largeur : au-dessus d'une grande table, dans une cage d'escalier, sous un plafond cathédrale.

Le style appelle la fibre végétale, mais toutes ne se valent pas. L'osier casse au cintrage, le jonc de mer reste raide. Le rotin, lui, est une liane de palmier grimpant d'Asie du Sud-Est : trempée, elle devient souple et accepte n'importe quelle courbe, puis se fige en séchant. Sur une pièce de cette envergure, ce rapport entre souplesse au montage et tenue une fois sec décide de tout.

C'est là que beaucoup de belles idées s'arrêtent. Avant d'aller plus loin, on demande à l'atelier ce que la matière autorise vraiment : une envergure pareille, est-ce que le rotin la tient ? La réponse tient à une étape toute simple, le trempage. Les brins passent dans l'eau jusqu'à devenir souples, on peut alors les cintrer sans qu'ils cassent, et ils se figent en séchant. Faisabilité confirmée, on passe au dessin.

Une forme évasée, très ouverte, presque un chapeau, avec des baguettes assez espacées pour que la lumière passe entre elles. Les proportions se dessinent et se redessinent : trop plat, l'abat-jour éblouit, trop creusé, il enferme la lumière. Ensuite une vraie pièce est montée et allumée, et on regarde le motif rayonnant qu'elle projette au plafond.
Une fois le modèle validé, l'atelier lance la série. Les pièces rejoignent l'entrepôt, où les préparateurs de commande les emballent une par une avant de les expédier, pour aller habiller un nouvel intérieur.