Lampe à poser boule en verre orange
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La sphère est la forme la plus simple et la plus difficile à réussir en verrerie : la moindre irrégularité se voit au premier regard.
Celle-ci fait 15 centimètres de diamètre, d'une épaisseur régulière, avec une teinte orange tirée dans la masse.
Éteinte, elle capte la lumière du jour et la renvoie en reflets chauds.
Allumée, elle s'illumine de l'intérieur, la couleur devient plus vive et le verre semble rétroéclairé, sans jamais laisser voir l'ampoule.
C'est la lumière des lampes globes des années soixante-dix, douce, enveloppante, idéale en fin de journée sur une table de chevet ou une étagère de salon.
Le socle rond en métal chromé fait le contrepoids de la boule : il stabilise l'ensemble, reflète la lumière et donne cette allure rétro que le verre seul n'aurait pas.
Côté usage, tout a été simplifié.
La lampe se branche sur n'importe quel port USB, celui d'une prise murale, d'une multiprise ou d'une batterie, ce qui permet de la poser là où il n'y a pas de prise secteur.
Trois températures de lumière sont disponibles : chaude pour le soir, neutre pour tous les jours, froide pour lire ou travailler.
On passe de l'une à l'autre sans changer d'ampoule.
La teinte n'est pas peinte sur le verre : elle est obtenue en ajoutant des oxydes métalliques à la pâte de verre en fusion, avant le formage.
Les oxydes de fer et de sélénium donnent les orangés, le cobalt donne les bleus, le cuivre les verts.
C'est ce qui explique que la couleur ne s'écaille jamais et qu'elle reste identique après des années, contrairement à un verre simplement laqué.
C'est aussi ce qui donne cette profondeur de teinte, plus intense là où le verre est plus épais.
Côté emplacement, cette lampe fonctionne mieux en lumière d'appoint qu'en éclairage principal : sur une table de chevet, une console d'entrée, une étagère de salon ou un bureau, à hauteur des yeux ou juste en dessous.
Une jolie forme ne suffit pas : encore faut-il que la matière accepte de la prendre. Avant de valider un modèle, on le passe en revue avec les ateliers qui vont le fabriquer. Voici comment est née l'une de nos pièces.

Tout part d'une tendance. On suit ce qui circule sur Pinterest, Instagram et les blogs déco, et on repère les styles qui montent. Ici, c'était le naturel : fibres végétales, formes larges, tons chauds. On regarde aussi où la pièce ira vivre, et celle-ci demande de la hauteur ou de la largeur : au-dessus d'une grande table, dans une cage d'escalier, sous un plafond cathédrale.

Le style appelle la fibre végétale, mais toutes ne se valent pas. L'osier casse au cintrage, le jonc de mer reste raide. Le rotin, lui, est une liane de palmier grimpant d'Asie du Sud-Est : trempée, elle devient souple et accepte n'importe quelle courbe, puis se fige en séchant. Sur une pièce de cette envergure, ce rapport entre souplesse au montage et tenue une fois sec décide de tout.

C'est là que beaucoup de belles idées s'arrêtent. Avant d'aller plus loin, on demande à l'atelier ce que la matière autorise vraiment : une envergure pareille, est-ce que le rotin la tient ? La réponse tient à une étape toute simple, le trempage. Les brins passent dans l'eau jusqu'à devenir souples, on peut alors les cintrer sans qu'ils cassent, et ils se figent en séchant. Faisabilité confirmée, on passe au dessin.

Une forme évasée, très ouverte, presque un chapeau, avec des baguettes assez espacées pour que la lumière passe entre elles. Les proportions se dessinent et se redessinent : trop plat, l'abat-jour éblouit, trop creusé, il enferme la lumière. Ensuite une vraie pièce est montée et allumée, et on regarde le motif rayonnant qu'elle projette au plafond.
Une fois le modèle validé, l'atelier lance la série. Les pièces rejoignent l'entrepôt, où les préparateurs de commande les emballent une par une avant de les expédier, pour aller habiller un nouvel intérieur.