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Le vert est la couleur de la nature, et c'est sans doute pour cela qu'il est devenu la couleur la plus recherchée en décoration ces dernières années. Après une longue période de blanc et de gris, on a eu envie de faire entrer les feuillages dans les intérieurs. Le vert apaise, repose l'œil, et se marie avec presque tout.
Le luminaire vert est la manière la plus simple d'introduire cette couleur sans repeindre un mur : une seule suspension suffit à changer le caractère d'une pièce. Cette collection réunit plus de 61 luminaires verts : suspensions, plafonniers, appliques, lampes à poser et lampadaires, en verre, en métal laqué, en céramique, en velours et en rotin teinté.
Doux, grisé, un peu poudré, c'est le vert des intérieurs scandinaves et des chambres apaisées. Il se fond dans une pièce claire sans la durcir, ce qui en fait le vert le plus facile à vivre au quotidien, y compris sur un grand abat-jour. Il s'entend avec le bois clair, le lin et le blanc cassé, et supporte aussi bien une suspension au-dessus d'une table qu'une paire d'appliques de tête de lit. Une lumière chaude de deux mille sept cents kelvins le réchauffe légèrement.
Plus chauds, tirant vers le brun, ils réchauffent une pièce comme le ferait un bois foncé. Ils s'accordent naturellement au rotin, au cuir et au laiton, et enveloppent un salon sans l'assombrir autant qu'un vert profond. Sur un abat-jour en tissu, l'olive donne une lumière légèrement dorée, très agréable près d'un canapé ou dans un coin lecture. Sous une lumière froide en revanche, il vire au gris : restez entre deux mille sept cents et trois mille kelvins.
Profonds et sombres, ce sont les verts chics, ceux des bibliothèques anglaises et de l'art déco. Ils absorbent beaucoup de lumière, donc on les réserve aux luminaires dont l'intérieur d'abat-jour reste clair ou doré, faute de quoi la pièce s'éteint. Entourés de laiton, ils font merveille en suspension au-dessus d'une table ou en lampadaire près d'un canapé. Dans une pièce déjà sombre, mieux vaut les garder pour une lampe à poser et confier l'éclairage général à une autre source.
Frais, léger, presque bleu, il rappelle les carreaux anciens et les faïences de cuisine. Il convient aux cuisines et aux salles de bain, qu'il rafraîchit sans les refroidir, et fonctionne aussi très bien dans une chambre d'enfant. En verre, il teinte légèrement la lumière qui le traverse : au-dessus d'un plan de travail, préférez un modèle opalin ou une source neutre de quatre mille kelvins pour garder des couleurs justes. En salle de bain, l'indice de protection prime sur la nuance.
Vif, saturé, luxueux, c'est le vert des bijoux. Il se dose en un seul point fort par pièce, une suspension au-dessus de la table par exemple, et transforme un intérieur sobre en intérieur habillé. En verre teinté, il colore franchement la lumière, ce qui est superbe pour l'ambiance mais insuffisant pour éclairer un repas : prévoyez une seconde source. Il demande un décor calme autour, murs neutres et bois, sinon l'effet tourne vite à la surcharge.
En verre, en métal laqué ou en céramique, c'est la pièce qui installe la couleur au-dessus de la table ou de l'îlot. Une seule grande cloche au-dessus d'une table ronde, deux ou trois alignées à intervalles réguliers au-dessus d'une table rectangulaire.
En métal laqué sauge ou en céramique émaillée, de chaque côté d'une tête de lit, avec un interrupteur sur l'applique pour que chacun gère sa lumière sans réveiller l'autre. On la place autour de cent vingt centimètres du sol, un peu plus haut si elle sert de liseuse orientable. Sa couleur se voit surtout éteinte, en pleine journée : c'est une touche de décor permanente, là où une suspension ne se remarque qu'allumée. Une ampoule chaude évite de durcir la laque.
Un pied en céramique émaillée ou un abat-jour en velours vert sur une console, un buffet ou un chevet : c'est la touche de vert la plus facile à déplacer si l'on change d'avis. Elle apporte aussi la lumière basse qui manque presque toujours à un salon éclairé par le seul plafonnier. Le velours capte la lumière et fonce la couleur, la céramique la renvoie et la rend plus vive. Un interrupteur sur le cordon simplifie l'usage quotidien.
À abat-jour en velours ou en tissu vert profond, derrière le canapé ou dans un angle du salon, il apporte la source basse qui manque à la plupart des pièces, et la couleur avec. Posé à côté d'un fauteuil, il suffit pour lire sans allumer le plafond, ce qui change complètement l'ambiance d'une soirée. Un intérieur d'abat-jour clair ou doré est indispensable sur un vert foncé, sinon la lumière reste prisonnière. Un modèle dimmable ajuste l'intensité selon le moment.
Le verre vert, transparent ou opalin, est la matière reine. Transparent, il laisse voir l'ampoule et colore la lumière ; on y met une ampoule décorative, car une LED nue derrière du verre éblouit. Opalin, il diffuse une lumière laiteuse très douce.
Le métal laqué vert donne des lignes nettes et une couleur franche, sur des suspensions cloche, des appliques et des lampadaires, et il supporte la cuisine.
La céramique verte, émaillée et souvent irrégulière, apporte la matière et le relief ; sa glaçure accroche la lumière et varie d'une pièce à l'autre.
Le velours vert, sur un abat-jour de lampe ou de lampadaire, donne la profondeur ; il absorbe la lumière, on le choisit avec un intérieur d'abat-jour clair ou doré. Le rotin teinté vert, plus rare, mêle la fibre et la couleur pour un esprit bohème.
Le vert sauge s'accorde avec le bois clair et le blanc, l'association scandinave par excellence, et accepte le rose poudré, qui le rend plus doux encore.
Le vert bouteille et le vert forêt appellent le laiton et le noir : une suspension en verre bouteille à monture laiton au-dessus d'une table en bois foncé, et l'esprit art déco est là.
Le vert olive et le kaki aiment la terracotta, le beige, le lin écru et le cuir fauve, une palette de terre qui va très bien avec le rotin et le bois brut.
Le vert d'eau se marie avec le blanc et le bois clair ; l'émeraude avec le noir, le doré et le marbre.
Le scandinave utilise le sauge en touches, dans un ensemble clair. L'art déco prend le bouteille ou l'émeraude, en verre, avec du laiton et des formes géométriques. Le bohème préfère l'olive et le kaki, sur du rotin teinté ou de la céramique, avec du macramé et de la jute. Le style jungle et tropical va plus loin, avec des verts francs et beaucoup de plantes. Le vintage, enfin, ressort les suspensions en verre vert opalin des ateliers d'autrefois et les lampes de banquier.
Dans la salle à manger, une suspension en verre vert au-dessus de la table est le choix le plus sûr, avec des ampoules décoratives si le verre est transparent : la lumière colorée donne aux repas un air de fête.
Dans la chambre, le sauge est le plus reposant : deux appliques de chaque côté de la tête de lit, chacune avec son interrupteur, ou deux lampes de chevet à abat-jour sauge si l'on ne veut pas percer.
Dans le salon, un seul point fort, une lampe en céramique verte sur une console ou un lampadaire en velours vert derrière le canapé, et l'on reste sobre sur le reste.
Dans la cuisine, la céramique émaillée et le métal laqué sont les bonnes matières parce qu'ils se nettoient d'un coup d'éponge : des suspensions en céramique verte alignées au-dessus de l'îlot donnent du caractère sans craindre les projections. Le velours et le rotin restent loin des plaques.
Dans la salle de bain, un vert d'eau sur une applique de miroir, avec des spots encastrés IP65 pour l'éclairage général.
Un verre vert transparent colore la lumière qui le traverse : sous une suspension en verre bouteille, la table prend une teinte légèrement verte, chaleureuse et un peu théâtrale. C'est très beau en ambiance, pour un dîner, mais ce n'est pas une lumière de travail : on ne lit pas et on ne cuisine pas sous une lumière teintée. On garde donc le verre transparent pour la salle à manger et le salon.
Le verre opalin, la céramique et le métal ne teintent pas la lumière. Dans tous les cas, on choisit une ampoule chaude, entre 2 700 et 3 000 kelvins. Une lumière froide ternit le vert, une lumière chaude le fait vibrer. Un modèle dimmable permet de baisser l'intensité le soir, et le vert devient une couleur de lanterne.
Le vert prend de la place ; la question n'est pas d'en mettre beaucoup mais au bon endroit. Première approche : un seul point vert fort par pièce, une grande suspension émeraude ou un lampadaire en velours bouteille, et tout le reste neutre ; le luminaire devient le sujet de la pièce. Seconde approche : des touches de sauge ou d'olive réparties, une lampe, une applique, un coussin, un vase, pour que la couleur circule sans dominer.
On ne mélange pas deux verts éloignés dans la même pièce, un sauge et un émeraude se contredisent : on choisit une famille, douce ou profonde, et l'on s'y tient. Autour du luminaire, les plantes répètent la couleur en la rendant vivante, et les accessoires en laiton, bois clair ou lin écru font le lien.
Sauge pour la douceur, olive pour la chaleur, bouteille ou émeraude pour le chic, vert d'eau pour la fraîcheur. On part des murs et du mobilier, et l'on choisit la nuance qui les complète plutôt que celle qui les répète : un vert foncé sur des murs foncés disparaît purement et simplement. Dans une pièce peu lumineuse, les verts clairs et grisés restent les plus sûrs, les verts profonds se réservant aux pièces bien exposées ou aux luminaires d'appoint.
Le verre teinté pour la salle à manger, où il joue avec la lumière au-dessus de la table ; le tissu et le métal pour la chambre, plus doux et plus mats ; la céramique et le métal laqué pour la cuisine, parce qu'ils se nettoient d'un coup de chiffon. En salle de bain, on passe au métal avec l'indice de protection adapté à la zone, et l'on oublie le tissu et les fibres, que l'humidité abîme rapidement.
Le verre teinté transparent donne tout l'effet de couleur, avec une ampoule décorative visible, mais il colore la lumière et ne fournit qu'une ambiance. L'opalin vert diffuse une lumière douce et non teintée, utilisable tous les jours, y compris dans un couloir ou une chambre. Le choix dépend donc du rôle attendu : du décor au-dessus d'une table basse, de la lumière utile au-dessus d'une table de repas. Rien n'interdit de combiner les deux dans une même pièce.
Chaude, entre deux mille sept cents et trois mille kelvins dans le salon, la salle à manger et la chambre : c'est cette température qui rend les verts profonds veloutés et le sauge crémeux. Une lumière froide les fait virer au gris et efface le grain du velours comme celui de la céramique. Sur un plan de travail ou devant un miroir, on monte à quatre mille kelvins pour des couleurs justes. Un modèle dimmable reste le plus confortable dans les pièces de vie.
La première erreur est de mettre du verre vert transparent au-dessus d'un plan de travail ou d'un bureau : la lumière teintée fausse les couleurs des aliments et fatigue à la lecture. On la réserve aux tables de repas et aux salons, et l'on prend de l'opalin ou de la céramique ailleurs.
La deuxième erreur est la lumière froide. Un vert éclairé à 5 000 kelvins ou plus devient terne et grisâtre. On reste en lumière chaude, toujours.
La troisième erreur est un vert sombre sur un luminaire fermé sans intérieur clair. Le vert bouteille absorbe la lumière comme le noir : une cloche vert forêt doit avoir un intérieur blanc ou doré, sinon elle éclaire mal la table.
La quatrième erreur est l'accumulation. Un luminaire émeraude, un canapé vert, un mur vert et des plantes partout étouffent la pièce : un point fort ou des touches, pas les deux.
Le verre et le métal laqué se nettoient au chiffon légèrement humide puis sec, sans produit abrasif. La céramique émaillée supporte l'éponge. Le velours se dépoussière à la brosse douce, à sec, et le rotin teinté au chiffon sec, sans eau.
Le sauge pour une pièce douce, l'olive pour une ambiance chaleureuse, le bouteille ou l'émeraude pour un intérieur chic, le vert d'eau pour la fraîcheur.
Le bois clair et le blanc pour le sauge, le laiton et le noir pour le bouteille, la terracotta et le beige pour l'olive, le rose poudré avec les verts doux.
Le scandinave avec le sauge, l'art déco avec le bouteille et l'émeraude, le bohème et le tropical avec l'olive et le kaki, le vintage avec le verre opalin.
Oui, un verre transparent teinte la lumière qui le traverse : très joli en ambiance mais inadapté au travail. L'opalin, lui, ne teinte pas.
Oui, le vert sauge est même l'une des couleurs les plus apaisantes pour une chambre, sur des appliques ou des lampes de chevet.
Oui, en céramique émaillée ou en métal laqué, faciles à nettoyer, au-dessus de l'îlot ; velours et rotin loin des plaques.
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